A toute berzingue
C'est parti...
...mon Kiki (la peluche marron)! Bienvenue dans le tropisme haut en colorimétrie variable selon l'humeur du temps. Nous vous invitons à voyager à travers ces quelques billets, imbiber d'un vaste éventail de tout et de rien.Le berceau de mon Père
C’est été 2013 est le début de la fin pour moi… L’alignement des astres annonce un été riche en rebondissements, un été chaud, au point qu’il fut été de bon goût de la fermer, de porter le masque de l’ignorance et de l’aveuglement pour rentrer dans le rang. Cela sera ma dernière venue en ces lieux qui ont vu grandir mon ascendance, dont mon Père. Personne riche de mystère, silencieux comme une statue grecque que l’on contemple en silence espérant un signe à travers sa gestuelle figée dans le marbre. Accompagné de sa seconde femme, aux antipodes de mon père, une pie chanteuse ayant besoin de reconnaissance à travers un parcours tout sauf simple, avec la peur d’endosser un autre rôle plus louable que celui de la digne marâtre en bonne et due forme… Comme sûrement le dictent les règles inculquées à la génération d’après-guerre de nos vieux.
Là n’est pas le sujet. En bonne compagnie de retour des champs de cerisiers et de pêchers en cette fin de journée dans le chemin de Veau en Bourgogne, remontant le chemin qui nous mène à la demeure, que dis-je, le berceau de mon Père, la demeure familiale assermentée par… les mauvaises pensées reviennent au galop, malgré une percée bucolique.
Au loin, il nous est offert un panorama, une scène unique pour nous, mais harassante pour l’exploitant, la force et richesse unique de notre patrimoine agricole. La moisson suit son cours, comme une abnégation trop peu reconnue en cette soirée de juillet sous la bienveillance du coucher de soleil. La tangente de notre regard suit avec assiduité l’évolution de ce panorama tout en avançant lentement mais sûrement vers le bercail familial, quelque peu redouté tout en étant loué de mon enfance qui s’efface au gré du temps.














